pigeon voyageur

pigeon voyageur
Le pigeon voyageur est une variété du pigeon domestique (l'espèce Columba livia), dont les déplacements constituaient un vecteur de communication courant — et considéré comme très fiable — jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale.

Le routage n'avait pas toute la flexibilité désirée :

un pigeon ne sait faire qu'une chose, qui est de retourner vers son pigeonnier ;
on gardait donc dans chaque pigeonnier des pigeons appartenant à un autre pigeonnier, pour pouvoir envoyer des réponses éventuelles ou accuser réception ;
mais pas trop longtemps non plus, car il ne faut pas que ce pigeon finisse par considérer ce nouveau pigeonnier comme le sien.
Cela restait tout de même pour les troupes un moyen efficace de remonter des messages à l'état-major sur la situation du terrain

sans grand risque d'interception (un pigeon est plus difficile à viser qu'un ballon) ;
sans grande ponction sur les ressources (un pigeon est léger à emporter, et facile à nourrir) ;
dans un silence total de fonctionnement (par rapport à un avion, par exemple), d'où discrétion ;
de façon presque invisible : comment distinguer en plein ciel un pigeon militaire de ses confrères sauvages ?
Un pigeon pouvait par ailleurs emporter des microfilms en cas de besoin. Mais le recours au pigeon voyageur fut abandonné dans les décennies où se généralisait l'usage du microfilm.

La colombophilie reste activement pratiquée en Europe, y compris en France (notamment par les « coulonneux » du Nord),en belgique,au pays-bas comme activité de loisirs.

# Posté le lundi 12 février 2007 06:10

Anecdotes

Pendant les croisades, les Turcs et les Arabes maîtrisaient déjà l'élevage des pigeons, ce qui leur rendait bien des services aux dépens des Croisés.
Des pigeons élevés dans des pièces sans fenêtres ou sous une bâche n'acquièrent jamais le sens de l'orientation. On pense donc que l'observation habituelle de la position du soleil (comme pour les abeilles), et peut-être des étoiles, joue un rôle dans l'apprentissage de leur faculté.
On a cru un moment que les pigeons utilisaient les routes pour trouver leur chemin ! En effet, des émetteurs radios munis de GPS miniaturisés montrèrent qu'ils suivaient de préférence celles-ci. On découvrit par la suite que les pigeons profitaient simplement de légers courants ascendants au-dessus du bitume chauffé, en été.
les pigeons ont été utilisés comme moyen de communication par les Français pendant la guerre franco-allemande de 1870 et la première guerre mondiale
Anecdotes
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# Posté le lundi 12 février 2007 06:15

l'hymne national belge....

l'hymne national belge....
Texte officiel

O Belgique, ô mère chérie,

A toi nos coeurs, à toi nos bras,

A toi notre sang, ô Patrie !

Nous le jurons tous, tu vivras !

Tu vivras toujours grande et belle

Et ton invincible unité

Aura pour devise immortelle :

Le Roi, la Loi, la Liberté ! (ter)
Un soir, après les chaudes journées de septembre 1830, quelques jeunes gens entrent dans le café de "l'Aigle d'or", rue de la Fourche à Bruxelles. On offre aux jeunes patriotes le salon du premier pour se reposer. C'est au milieu des paroles généreuses, des rires et des refrains de ces jeunes soldats de la liberté que l'un deux, un certain Jenneval, se met à réciter les vers d'un texte, qu'il avait composé et qui traduit les aspirations des révolutionnaires à ce moment-là.

C'est ainsi que l'on raconte la naissance de l'hymne national belge en 1830.

Si l'anecdote n'a peut-être pas de valeur historique, il est cependant certain que la première Brabançonne fut écrite par Louis-Alexandre Dechet, mieux connu sous le nom de JENNEVAL, à la fin de 1830. Acteur au théâtre de la Monnaie à Bruxelles, où avait éclaté, le 25 août 1830, la révolution qui aboutit à l'indépendance de la Belgique, Jenneval s'engagea dans l'armée révolutionnaire et fut tué au combat, près de Lierre, le 18 octobre 1830.

Il composa trois versions du "Chant national belge", versions qu'il adapta au fur et à mesure de l'évolution des événements.

En 1860, elle fut une fois encore remodelée, mais cette fois, non pas par son créateur, mais par le Premier Ministre Charles Rogier qui adoucit fortement les paroles virulentes adressées par Jenneval à l'égard du Prince d'Orange, Guillaume de Nassau. C'est cette version qui est reproduite ci-dessus et qui est encore utilisée actuellement.

Quant à la musique de la Brabançonne, elle fut écrite pendant les journées de septembre par François VAN CAMPENHOUT. La première exécution publique de l'hymne national belge a eu lieu au théâtre de la Monnaie, au début du mois d'octobre 1830. La partition primitive a également été modifiée, afin de l'adapter aux paroles de Charles Rogier.

En réalité, il n'existe pas de version officielle de "La Brabançonne". Différentes commissions ont été chargées d'examiner le texte et la mélodie de "La Brabançonne" et d'en établir une version officielle. Leurs travaux n'ont jamais abouti. Néanmoins, une circulaire ministérielle du Ministère de l'Intérieur du 8 août 1921 décrète que seule la 4e strophe du texte de Charles Rogier doit être considérée comme officielle, tant en français qu'en néerlandais.

Précisons encore qu'il existe un "monument à la Brabançonne" à Bruxelles, place Surlet de Chokier. Des extraits de paroles en français et en néerlandais de l'hymne national y sont gravées.

L'ancien Service Fédéral d'Information a publié un dépliant sur l'hymne national belge. Ce dépliant en quatre volets retrace la naissance de l'hymne national belge. Vous y découvrirez les différentes versions et remaniements. Quelques chapitres succincts traitent également de la fête nationale, de l'exécution de l'hymne national et de la naissance de la Belgique, le tout illustré de gravures.
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# Posté le mardi 13 février 2007 01:58

l'hymne national belge....version légèrement différente.....

Noble Belgique, à jamais terre chérie,
A toi nos coeurs, à toi nos bras.
Par le sang pur répondu pour toi, patrie,
Nous le jurons d'un seul cri: tu vivras.
Tu vivras, toujours grande et belle,
Et ton invincible unité,
Aura pour devise immortelle :
Le Roi, la Loi, La liberté.
Aura pour devise immortelle :
Le Roi, la Loi, La liberté.
Le Roi, la Loi, La liberté.
Le Roi, la Loi, La liberté.


Je ne sais pas si à l'heure actuelle en Belgique beaucoup d'enfants belges connaissent encore l'histoire de l'hymne de leur beau pays, quand il retentit lors de manifestations internationales ou nationales.
l'hymne national belge....version légèrement différente.....
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# Posté le mardi 13 février 2007 02:03

Les Belges craignent la guerre des religions

Les Belges craignent la guerre des religions
Plus de six citoyens sur dix redoutent une tension accrue avec l'Islam. Fort sentiment d'insécurité religieuse. Les convictions peuvent être critiquées. Dans le respect.

Le sentiment d'insécurité religieuse a gagné l'esprit de plus de 6 citoyens sur 10 en Belgique. C'est l'un des principaux constats de notre sondage sur l'attitude des Belges face aux religions... Un pessimisme qui tranche avec l'attitude globalement modérée face au phénomène religieux : la majorité se prononce pour une critique respectueuse des religions et tolère (même quand ils sont athées) la présence manifeste de signes religieux dans l'espace public...

Un regard critique apaisé. Près de 6 citoyens sur 10 admettent la critique envers les religions. A condition de « respecter absolument les convictions des croyants », ce qui limite nettement le champ du possible. Près de 40 % affichent une position moins mitigée : 23 % « sacralisent » carrément le religieux, refusant toute forme de critique (deux fois moins qu'en France) et 16 % revendiquent une attitude résolument critique (près de trois fois plus qu'en France !).

Eric de Beukelaer, le porte-parole francophone des évêques de Belgique, affirme que ces résultats lui font plutôt plaisir. « Si toutes les religions sont critiquables, il y a en effet une limite, une sorte de ligne rouge à ne pas franchir, entre le fait de critiquer et de blesser quelqu'un dans ses convictions. Au-delà de la loi, cela doit être une sorte de déontologie, que les Belges possèdent d'ailleurs. »

Son de cloche pas radicalement différent du côté du Centre d'action laïque (CAL) et de son président, Philippe Grollet. « Seuls 23 % des Belges estiment que l'on ne peut pas critiquer les religions. Cela dit, c'est 23 % de trop ! Toutes les idées sont critiquables... ou alors on considère qu'elles se valent toutes, et il n'y a plus de débat. Simplement, pas question de traîner les gens dans la boue. »

« Raisonnable, l'opinion majoritaire des Belges est le résultat de l'histoire d'un Etat apaisé sur le front religieux, relève Abdelmajid Mhauchi, militant du Collectif Présence musulmane. La guerre entre catholiques et laïcards remonte au siècle dernier. Le pays a intégré le principe de liberté de conscience. En tant que musulman, le fait que l'islam soit l'objet de critiques ne me gêne pas. La discorde est un art, aux yeux de l'islam. C'est la moquerie, la provocation que je réprouve, cette manière de construire la haine de l'autre. »

Des signes religieux tolérés. Près de 6 citoyens sur 10 acceptent l'intrusion des signes religieux dans l'espace public. Ceux qui plaident le confinement des manifestations extérieures d'appartenance religieuse sont minoritaires (36 %), mais proportionnellement plus nombreux à Bruxelles (45 %) qu'en Flandre ou en Wallonie (35 %). « Ici aussi, intervient Eric de Beukelaer, le bon sens triomphe. La séparation entre l'Eglise et l'Etat est claire en Belgique, mais notre laïcité permet à chacun de conserver ses opinions et de les exprimer dans les limites du bon sens. Et c'est très bien ainsi. »

Pour Philippe Grollet, l'intitulé de la question aurait gagné à être affiné. « S'agissant des signes extérieurs de religiosité dans la rue, cela ne me pose pas de problème. En revanche, j'estime que ceux qui incarnent l'autorité publique - magistrats, policiers, enseignants... - doivent être parfaitement neutres ! »

« Il n'y a pas laïcité, mais neutralité de l'Etat, insiste Abdelmajid Mhauchi. On ne peut nier la conviction profonde d'un individu au nom du respect de l'espace public. Mais la neutralité suppose évidemment une équidistance des convictions dans la sphère de l'Etat. La Constitution accorde une liberté d'expression dans la sphère publique et privée. Cette liberté n'est pas absolue : l'expression prosélyte, militante, doit être sanctionnée, mais dans l'esprit d'une neutralité tolérante. »

Une tension croissante. Plus de 6 sondés sur 10 pressentent une intensification des tensions entre chrétiens et musulmans (plus qu'en France)... Les hommes flamands se montrent les plus pessimistes. Une minorité (7 %) estime que les tensions vont baisser : ces optimistes sont proportionnellement plus nombreux à Bruxelles (12 %).
Philippe Grollet craint qu'à court terme, l'on assiste à une coalition d'intérêts entre extrémistes de tous bords. Mais avec une perspective d'apaisement, à terme.
Le porte-parole des évêques, lui, dit comprendre la crainte de la population. Mais « le piège serait de faire un conflit de religions de ce qui m'apparaît avant tout comme un enjeu géopolitique. Ce qui est inquiétant, c'est le conflit entre l'Occident et une certaine vision politique, théocratique de l'islam ».

« Le pessimisme des Belges est paradoxal, eu égard aux réponses mesurées apportées aux deux premières questions, relève Abdelmajid Mhauchi. On sent bien que l'opinion est sous l'influence de la tension fabriquée par certains intérêts sectaires, tant au sein de l'islam que de la chrétienté. C'est l'effet du prétendu axe du mal et des tensions provoquées par les pouvoirs dictatoriaux en place dans certains Etats musulmans... Une stratégie de tension qui ne reflète absolument pas notre vécu : en Belgique, il n'y a pas de crispation entre les musulmans et les chrétiens. »

# Posté le mardi 13 février 2007 02:25