Everad 't Serclaes...

Everad 't Serclaes...
Gisant sur le côté gauche de l'Hôtel de Ville, quand on lui fait face, rue Charles Buls. Everad 't Serclaes sauva la ville des louvanistes et des flamands en 1356, reçu le titre de Chevalier et deviet ainsi conseiller de la duchesse de Brabant. Un litige opposant, un jour, celle-ci au comte de Gaesbeek, 't Serclaes la soutient et parvient à favoriser Bruxelles..
Le comte de Gaesbeek, humilié, fit appel à des tueurs afin de le réduire au silence. Agressé dans un petit chemin creux, il se fit arracher la langue et couper le genou. Laissé là pour mort et agonisant, il fut trouvé par le Doyen de Hal puis transporté à la Grand-Place où une foule nombreuse vint lui rendre un dernier hommage. Il décéda le 31 mars 1388 et les Bruxellois en colère allèrent ravager le château de Gaesbeek. (kasteel van Gaasbeek - B-1750 Lennik)
De là viendrait l'expression bruxelloise "kiekefretters" ( mangeurs de poulets ), en souvenir aux abondantes victuailles stockées en prévision du siège du château.
Ce fut Charles Buls qui décida de rendre en 1898 un dernier hommage à 't Serclaes, en faisant placer ce bas-relief à l'emplacement de la maison de l'amman où il décéda et ce dans la rue qui portera le nom de ce grand bourgmestre de Bruxelles.
Depuis, la légende court que toute jeune fille qui effleure le bras du martyr, trouvera un mari dans l'année...

Observez d'ailleurs qu'outre la réputation de porte-bonheur de celui-ci, on pourrait aussi étudier la psychologie du toucher car jamais il n'est nettoyé, les zones brillantes et douces étant celles que touchent les passants.

# Posté le jeudi 15 février 2007 13:47

Les Tueurs du Brabant wallon..

Les Tueurs du Brabant wallon..
Entre 1982 et 1985, une bande de malfaiteurs, toujours pas identifiés à l'heure actuelle a semé la mort et la terreur en Belgique. Ils ont laissé derrière eux 28 morts et plusieurs dizaines de blessés lors d'attaques de supermarchés ( ou autres : auberges, armurerie, bijouterie) ou de cambriolages.
Cette énigme judiciaire commence à devenir une véritable énigme historique vu que les premières attaques attribuées à ceux qui ont été surnommés les Tueurs fous du Brabant wallon remontent à plus de vingt ans déjà... Normalement, les crimes de sang sont prescrits après vingt années en Belgique. Les tueurs auraient donc déjà pu bénéficier de la prescription pour leurs premiers méfaits. Heureusement, le législateur belge a eu l'excellente idée de porter le délais de prescription à trente ans. Il reste donc moins de dix ans aux enquêteurs pour mettre la main sur les tueurs.Chronologie des faits:

DATE LIEU CIBLE VICTIMES:
13 août 1982: Maubeuge (F), épicerie ,1 blessé
30 septembre 1982: Wavre ,armurerie Dekaize ,1 mort
23 décembre 1982: Beersel ,auberge du Chevalier ,1 mort
12 janvier 1983: Mons ,assassinat d'un taximan ,1 mort
11 février 1983: Genval, supermarché Delhaize /
25 février 1983: Uccle ,supermarché Delhaize, 1 blessé
3 mars 1983: Halsupermarché Colruyt ,1 mort
10 septembre 1983: Tamise ,usine textile ,1 mort
17 septembre 1983: Nivelles ,supermarché Colruyt ,3 morts
2 octobre 1983: Ohain ,auberge des 3 canards ,1 mort
7 octobre 1983 :Beersel ,supermarché Delhaize ,1 mort
1 décembre 1983 :Anderlues ,bijouterie ,2 morts
27 septembre 1985: Braine l'Alleud, supermarché Delhaize, 3 morts
27 septembre 1985 :Overijse, supermarché Delhaize ,5 morts
9 novembre 1985: Alost ,supermarché Delhaize ,8 morts
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 16 février 2007 23:52

Modifié le vendredi 01 juin 2007 02:55

tueurs du brabant wallon....La première vague (1982-1983)

tueurs du brabant wallon....La première vague (1982-1983)
Tout a commencé en...France en 1982. A Maubeuge, près de la frontière belge, durant les grandes vacances scolaires, plusieurs individus tentent de cambrioler durant la nuit une modeste épicerie. Prévenue par un appel anonyme, la police française envoie une des ses patrouilles. Immédiatement, les gardiens de la Paix sont pris pour cible par les malfrats. L'un des policiers sera blessé par balle. Les auteurs du cambriolage prennent la fuite vers la Belgique en emportant avec eux un butin dérisoire : quelques boîtes de thé et quelques bouteilles de vin...
Ce sera la première attaque officiellement attribuée à la bande.

Fin septembre 1983 à Wavre , un armurier Daniel Dekaize a pignon sur rue. Il s'est spécialisé depuis longtemps dans la fabrication d'armes spéciales et son commerce est très connu et ce y compris à l'étranger. Ce jour-là, pendant qu'ils parlent avec des clients, deux hommes non masqués entrent en trombe dans le magasin et menacent le gérant de leur arme. Ils prennent une série d'armes bien particulières. Alerté par des passants, un policier communal s'approche de l'armurerie et veut s'interposer. Il n'aura même pas le temps de comprendre ce qui se passe. Il est abattu par le chauffeur de la voiture qui attendait les tueurs. Ceux-ci prennent la fuite. Ils sont cependant poursuivis par une patrouille de la gendarmerie. Les truands, sans la moindre hésitation, ouvrent le feu et blessent grièvement les deux représentants des forces de l'ordre. Les deux gendarmes blessés ont toujours été persuadé que ceux qui leur avaient tiré dessus étaient des collègues vu la façon dont ils maniaient leurs armes... Interrogé plus tard par les enquêteurs, l'armurier Dekaize donnera une description de ses assaillants : un homme portant moustache et un jeune maghrébin.

Juste avant la Noël 1983, les tueurs qui avaient frappé à Wavre s'introduisent dans l'Auberge des Chevaliers située juste à côté du château féodal de Beersel. A cette heure, seul le concierge de l'auberge se trouve encore à l'intérieur. Les tueurs l'emmènent à l'étage, le ligotent au lit, le torturent avant de lui tirer six balles de revolver en pleine tête. Leur forfait accompli, les tueurs prennent le temps de manger sur place et de boire du champagne. Ils voleront seulement quelques assiettes. Il semble cependant qu'ils aient dérobé des documents à la victime. On a raconté que le concierge avait eu des sympathies pour le régime de Franco et qu'il avait fréquenté Léon Degrelle. Coïncidence, dans les années 1960, un célèbre artiste belge soupçonné d'avoir collaboré avec les occupants durant la deuxième guerre mondiale avait pris l'habitude de prendre des repas à l'Auberge des Chevaliers avec des amis qui eux aussi eurent des relations troubles avec le régime nazi. Quel était donc le terrible secret de l'Auberge des Chevaliers? Les tueurs disparaissent. Il n'y aura pas de témoins.
Quelques temps après, la police retrouvera dans le coffre de son véhicule le corps d'un chauffeur de taxi grec. Il a été abattu de la même façon que le concierge de l'Auberge du Chevalier et avec la même arme. Ici non plus, pas de témoins. Seul élément concret (qui n'aura son importance que bien plus tard) : les enquêteurs trouveront des mégots de cigarettes fumés par le ou les tueurs.

Ensuite, la bande de malfrats va s'essayer à des hold-ups contre des supermarchés, préfigurant ainsi les attaques beaucoup plus meurtrières de la seconde vague. D'abord au Delhaize de Genval puis à celui d'Uccle (commune de la région bruxelloise) où ils blesseront un témoin qui avait tenté de s'interposer avec son automobile. Puis ce sera l'attaque du supermarché Colruyt de Hal. Ils y abattent froidement le gérant et emportent avec eux une somme d'environ 25 000 euros. On se retouve ici face à une criminalité assez "classique" comme l'on en rencontre parfois en Belgique. Des truands s'attaquent à des grands magasins, braquent les clients et le personnel, se font remettre le coffre et l'argent des caisses. Puis ils disparaissent avec une voiture rapide. Ici, les tueurs utiliseront leur voiture de prédilection : une Volkswagen Golf GTi. Pour la première fois aussi, les tueurs utiliseront des fusils à pompe, le riot-gun, une arme de défense (!?) redoutable utilisée dans de nombreux pays par les forces de l'ordre.

Les attaques suivantes seront beaucoup plus violentes encore. Le 10 septembre 1983, durant la nuit , les tueurs s'introduisent dans une usine de textile qui fabrique entre autres des gilets pare-balles révolutionnaires. Le jeune concierge âgé de vingt-cinq ans est abattu sans pitié, son épouse est gravement blessée. Quelques gilets pare-balles sont emmenés par les tueurs. Seront-ils utilisés lors des attaques suivantes?

A peine une semaine plus tard aura lieu l'attaque la plus incompréhensible, la plus violente, la plus mystérieuse de cette première vague. Toujours durant la nuit, les tueurs tentent de cambrioler le supermarché Colruyt de Nivelles en s'attaquant au chalumeau à l'une des portes métalliques des entrepôts. Ils auraient été surpris par un couple venant chercher de l'essence. Leux deux occupants de la Mercedes blanche seront tués sur le champ. La gendarmerie prévenue par l'alarme du magasin interviendra rapidement. La camionnette de la patrouille va tomber nez-à-nez avec les tueurs sur le parking. Ceux-ci font directement feu avec leurs riot-guns sur les gendarmes. Le premier gendarme meurt immédiatement. Le second, grièvement blessé, fait le mort. Il a le temps toutefois de donner l'alerte. Les assassins s'enfuient dans la Mercedes de leurs premières victimes. Ils sont pourchassés par d'autres policiers et se paient le luxe de les...attendre! Les policiers seront pris sous un feu nourri et seront blessés. Plus loin, on retrouvera la Mercedes volée par les tueurs avec le butin abandonné : moins de 1000 euros de café, de pralines et de bidons d'huile...
Cette attaque a suscité de nombreux commentaires. Les enquêteurs et les journalistes se sont posés la question : comment expliquer que les tueurs aient tué trois personnes pour voler un peu de marchandise qu'ils abandonnèrent par la suite. Et si tout cela n'avait été qu'une mise en scène? Et si le couple d'automobilistes abattus n'étaient pas arrivés là hasard? Avaient-ils été emmené à cet endroit retiré pour être exécutés? Si oui, pourquoi? Aujourd'hui encore, la thèse officielle du cambriolage ayant mal tourné reste difficile à croire...

C'est à partir de ce moment que la presse francophone va commencer à surnommer cette bande les tueurs fous du brabant wallon (du nom de la partie sud de cette province qui à l'époque était encore unifiée). Cette appellation sera doublement erronée. Fous, ils ne pouvaient pas l'être. Ils étaient trop organisés, trop méthodiques, trop calculateurs. Et puis, toutes les attaques n'ont pas eu nécessairement lieu dans le Brabant wallon. Uccle, Maubeuge, Beersel et Tamise ne se trouvent pas dans cette région.

En octobre, les tueurs fous du brabant wallon s'attaquent à l'auberge des Trois Canards situé à Ohain. Ils menacent de leurs armes le personnel et exigent d'obtenir les clefs de la Golf GTi rouge de la fille du patron, Jacques Van Camp. Celui-ci est emmené de force sur le parking de l'auberge et abattu d'une balle dans la tête. Il décédera peu après à l'hôpital. Les Tueurs prennent la fuite dans la Golf volée. L'une des filles de la victime a toujours prétendu avoir reconnu l'un des tueurs à sa voix et sa taille (imposante). Les enquêteurs se contentèrent de lui faire cette réponse extraordinaire : "Vous avez des preuves"?

Cette Golf Gti (repeinte) sera utilisée lors des deux attaques suivantes, les deux dernières de la première vague. Le 7 octobre 1983, c'est l'attaque du Delhaize de Beersel (à nouveau Beersel, encore un supermarché Delhaize). Le gérant est froidement abattu. La victime était aussi ce que l'on pourrait appeler le Monsieur Sécurité de la firme. Un élément à-priori anectdotique mais qui prendra son importance lorsque l'on parlera plus tard de racket sur la firme Delhaize. Butin : environ 25 000 euros.

Peu de temps après, c'est le coup de tonnerre dans le ciel déjà fort gris de la Justice belge. Des suspects sont arrêtés. Tous sont originaires de la région du Borinage, une région charbonnière frappée durement par la crise économique. Cette piste sera appelée la filière boraine. Longtemps, les enquêteurs seront persuadés d'avoir mis la main sur les tueurs du Brabant.

Arrestations ou pas, les tueurs frapperont une ultime fois le 1 décembre 1983. A Anderlues, ils s'introduisent en plein jour dans une bijouterie. Ils abattent immédiatement la bijoutière. Son mari, à l'arrière-boutique, prend une arme pour se défendre. Il n'en aura pas le temps. Il est aussi assassiné. Que trouve-t-on dans une bijouterie? De l'or, des bijoux, des pierres précieuses, des montres de valeur. Mais cela n'intéresse pas les tueurs. Ils s'emparent de quelques objets sans valeur et repartent tranquillement. Le vol n'était donc pas le mobile de ce double meurtre. Alors, quoi?

Les tueurs déposeront les armes pendant près de deux ans.
une prime de 250.000 euros est offerte Si vous avez des informations à donner sur les faits relatés, veuillez prendre contact avec les enquêteurs de la Police Fédérale via le numéro de téléphone gratuit:

0800 / 91.119
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 16 février 2007 23:59

Modifié le samedi 17 février 2007 00:09

les tueurs du brabant wallon....La filière boraine

les tueurs du brabant wallon....La filière boraine
En main 1983 une arme de poing (un Ruger) tombe on ne sait pas trop comment entre les mains de la gendarmerie. Ce Ruger y aurait été déposé par une femme, Josiane D., qui craignait que son mari, Jean-Claude E., en fasse usage contre elle. Pour des raisons restées encore mystérieuses, cette arme sera soumise à des expertises balistiques. Les experts belges en balistique (pourtant fort mal équipé) rendront un verdict étonnant : cette arme a plus que probablement servie lors des attaques de Hal et de Genval, attribuées aux tueurs du Brabant. Une vaste opération policière est alors déclenchée. Le propriétaire du Ruger, un ancien policier communal du nom de Michel C., est arrêté. Interrogé sur les deux attaques, il commence par nier puis il avoue : oui, il a bien participé aux attaques de Hal et de Genval mais aussi à celle du Colruyt de Nivelles. Michel C. donne même le nom de ses complices : Jean-Claude E., Michel B., Adriano V., Kaci B., Robert B. et d'autres encore. La plupart de ces individus sont connus des services de police pour divers petits larcins commis sans violence. Interrogés à leur tour, certains prétendus complices de Michel C. (mais pas tous) avouent leurs méfaits. Les enquêteurs triomphent : ils tiennent enfin les tueurs du Brabant. Mais rapidement, c'est le désenchantement : Michel C. et ses complices en aveux se retractent. Puis, ils avouent à nouveau. Les Borains (tous les suspects sont originaire du Borinage) vont ainsi jouer avec les enquêteurs pendant plusieurs années : ils vont avouer, se rétracter, avouer, se rétracter,... Michel C. avouera 28 fois sa participation à la tuerie de Nivelles. Ce qui correspond pratiquement à vingt-huit versions différentes. Un jour, il charge telle personne, un autre jour une autre. Un jour, il dit avoir utilisé telle voiture, un autre fois une autre voiture. Les enquêteurs ont dû devenir fous à entendre les révélation de Michel C. et aussi celles de Michel D. et d'Adriano V qui, eux aussi, donneront des informations contradictoires. Certains iront même jusqu'à accuser deux victimes des tueries (le taximan grec et le patron de l'Auberge des trois Canards) d'avoir fait partie de la bande...Pourtant, les enquêteurs resteront longtemps persuadés de la culpabilité de la filière boraine. Certains suspects ont donné des détails que seuls les auteurs pouvaient connaître. Et puis, il y a l'analyse balistique positive. Par contre, il n'y a jamais eu d'aveux pour les sept ou huit autres attaques. En 1986, le juge d'instruction demande une nouvelle expertise du Ruger à un service mondialement connu : les Allemands de la Bundskriminalalamt de Wiesbaden. Ils rendront leur verdict après quelques mois : le fameux Ruger de Michel C. n'est pas l'arme qui a servi lors des attaques. Le seul élément matériel probant s'écroule. Pourtant, le juge d'instruction va cacher ce rapport pendant plusieurs mois sans que l'on sache pourquoi. Cette faute incroyable pour un magistrat lui vaudra d'être finalement dessaisi pour suspicion légitime. Le dossier passe du Parquet de Nivelles à celui de Charleroi.

En 1987, les Borains seront finalement traduis devant une Cour d'Assise. On leur reprocha uniquement leur participation aux attaques de Nivelles, de Hal et de Genval. Pour la défense, la partie fut facile. Les analyses balistiques sont négatives. Quant aux aveux de leurs clients, ils auraient été extorqués sous la menace et la brutalité. Aveux peu concluants et dont certains éléments auraient été induits par les enquêteurs.

En janvier 1988, la filière boraine est acquittée. L'enquête aura perdue plusieurs années.
une prime de 250.000 euros est offerte Si vous avez des informations à donner sur les faits relatés, veuillez prendre contact avec les enquêteurs de la Police Fédérale via le numéro de téléphone gratuit:

0800 / 91.119
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 17 février 2007 00:19

Les Tueurs du Brabant wallon..La seconde vague

Les Tueurs du Brabant wallon..La seconde vague
Tout recommencera lors d'une triste soirée de l'automne 1985. Le 27 septembre 1985, plusieurs individus portant des masques de Carnaval surgissent brusquement armés de fusils à pompe sur le parking du supermarché Delhaize de Braine-l'Alleud. Pris de frénésie, les tueurs tirent encore et encore. Ils se font remettre l'argent des caisses puis repartent. L'attaque aura duré quelques minutes. Trois personnes trouveront la mort, plusieurs autres seront très gravement blessés. Les témoins sont sous le choc. Les forces de l'ordre et les secours arrivent dans le plus grand désordre. Priorité est donnée à l'aide médicale urgente aux victimes. Qui songe à cet instant à donner l'alerte, à placer des barrages sur les autoroutes pour intercepter les tueurs? Grave erreur, fatale erreur. Les tueurs, eux, n'ont pas terminé leur soirée. A tombeau ouvert, ils se dirigent vers sur un autre supermarché Delhaize situé à Overijse à une dizaine kilomètres de Braine-l'Alleud. Ils lancent une attaquent copie conforme de la première effectuée quelques dizaines de minutes plus tôt. Bilan terrifiant : cinq morts (dont un garçon de 13 ans) et plusieurs blessés. Le tout pour un butin finalement assez maigre : quelques dizaines de milliers d'euros. Les témoins parleront d'un homme de grande taille qui semblait être le chef du commando. La presse le surnommera "le géant".

Les enquêteurs prouveront très vite grâce aux analyses balistiques que cette double tuerie a été commise par la même bande responsable des attaques de 1982-1983.

La Belgique est sous le choc. Pays paisible, elle n'a jamais connu un déferlement de violence pareille. Justice et police sont violemment attaqués. Le gouvernement vacille. Surtout que cette double tuerie s'ajoute aux dizaines d'attentats attribués aux Cellules Communistes Combattantes (CCC), un groupe d'extrême-gauche proche des Français d'Action directe. La population prend peur. Plus personne n'ose encore fréquenter les supermarchés le soir. En haut lieu, on craint une nouvelle attaque des tueurs. Une décision est prise : chaque supermarché important du pays (et surtout ceux se trouvant à proximité d'une autoroute) est placé sous la garde des forces de l'ordre : gendarmes et policiers mitraillettes au poing, tireurs d'élite sur les toits. Il faut avoir vécu cette situation pour comprendre son surréalisme...

Cela ne servira à rien. Le 9 novembre 1985, les tueurs attaquent le Delhaize d'Alost. Celui-ci est pourtant étroitement surveillé par des patrouilles de la gendarmerie. Les tueurs n'hésitent cependant pas. Ils font preuve d'une incroyable audace. Ils tirent sur tous ceux qui se trouvent devant eux. A l'intérieur, ils se font remettre le contenu des caisses. Une caissière qui n'obtemperait pas assez vite est abattue à bout portant d'un coup de riot-gun. Dans le magasin, un enfant de 10 ans allongé sur le sol croise le regard d'un tueur. L'homme dirige lentement son arme vers le petit garçon et tire. L'enfant sera l'un des nombreux blessés de l'attaque. Huit personnes (dont une adolescente de quatorze ans et une petite fille de neuf ans) trouveront la mort. Très calmement, les tueurs quitteront les lieux. Ils seront un temps pourchassés par la police mais celle-ci n'a pas de véhicules suffisamment performants pour suivre la Gti des tueurs.

La bande disparaît dans la nuit. Pour toujours et à jamais?

une prime de 250.000 euros est offerte Si vous avez des informations à donner sur les faits relatés, veuillez prendre contact avec les enquêteurs de la Police Fédérale via le numéro de téléphone gratuit:

0800 / 91.119

une prime de 250.000 euros est offerte
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 17 février 2007 00:24