Le comte de Gaesbeek, humilié, fit appel à des tueurs afin de le réduire au silence. Agressé dans un petit chemin creux, il se fit arracher la langue et couper le genou. Laissé là pour mort et agonisant, il fut trouvé par le Doyen de Hal puis transporté à la Grand-Place où une foule nombreuse vint lui rendre un dernier hommage. Il décéda le 31 mars 1388 et les Bruxellois en colère allèrent ravager le château de Gaesbeek. (kasteel van Gaasbeek - B-1750 Lennik)
De là viendrait l'expression bruxelloise "kiekefretters" ( mangeurs de poulets ), en souvenir aux abondantes victuailles stockées en prévision du siège du château.
Ce fut Charles Buls qui décida de rendre en 1898 un dernier hommage à 't Serclaes, en faisant placer ce bas-relief à l'emplacement de la maison de l'amman où il décéda et ce dans la rue qui portera le nom de ce grand bourgmestre de Bruxelles.
Depuis, la légende court que toute jeune fille qui effleure le bras du martyr, trouvera un mari dans l'année...
Observez d'ailleurs qu'outre la réputation de porte-bonheur de celui-ci, on pourrait aussi étudier la psychologie du toucher car jamais il n'est nettoyé, les zones brillantes et douces étant celles que touchent les passants.
