pour sa contribution à la thermodynamique du non-quilibre, et plus particulièrement pour la formulation de la théorie des structures dissipatives.
Il est connu surtout pour sa présentation sur les structures dissipatives et l'auto-organisation des systèmes, qui ont changé les approches par rapport aux théories classiques basées sur l'entropie. Jusqu'à Prigogine, la thermodynamique classique considérait les phénomènes comme théoriquement réversibles, ce qui est en contradiction flagrante avec l'expérience courante. En fondant l'irréversibilité des phénomènes temporels, Prigogine a réconcilié la physique avec le sens commun, tout en faisant date dans l'histoire de la thermodynamique.
Il co-fonda le centre qui porte son nom à l'université du Texas à Austin.
Les bactéries du genre Bordetella lui doivent leur nom.
Il devint docteur en médecine en 1892 et commença ses travaux dans le laboratoire d'Elie Metchnikoff à l'Institut Pasteur de Paris. En 1894 il y observa les globules blancs phagocytant des bactéries. En 1898 il décrivit l'hémolyse d'un sérum sanguin exposé à des globules rouges étrangers.
Il quitte Paris en 1900 pour fonder l'Institut Pasteur de Bruxelles. Il y découvrit que l'effet bactéricide des anticorps spécifiques acquis est considérablement amélioré in vivo par la présence d'un élément du sérum qu'il nommera alexine mais qui sera plus tard nommé complément. Ce mécanisme fut utilisé pour développer un test sérologique de dépistage de la syphilis, puis son emploi sera généralisé à tous les tests reposant sur la méthode de fixation de complément utilisée pour dépister un très grand nombre de maladies aujourd'hui encore.
En coopération avec Octave Gengou, il isola la bactérie Bordetella pertussis ("bacille de Bordet-Gengou") en 1906 et formula l'hypothèse qu'elle était à l'origine de la coqueluche.
Il devint Professeur de bactériologie à l'université de Bruxelles en 1907, il y enseignera sa vie durant. Il devient membre étranger de la Royal Society en 1916.
Éminent pionnier de la microbiologie, Jules Bordet a été le premier scientifique wallon à se voir récompensé du prix Nobel de Physiologie et de Médecine en 1919 pour ses travaux sur les mécanismes de l'immunité.
Fédéraliste résolu, il a milité dans l'entre-deux-guerres pour la promotion de la Wallonie et de la Belgique francophone. En 1935, il est parmi les lauréats du Prix quinquennal des Amis du Hainaut, avec Jules Destrée et Georges Lemaître.
En 1933, il sera appelé à présider le Conseil scientifique de l'Institut Pasteur de Paris.
Il est enterré au cimetière d'Ixelles.
1938 Corneille Jean François Heymans Belgique
Mais ce qui rend célèbre Heymans, c'est sa magistrale élucidation des mécanismes du fonctionnement des sinus carotidiens, découverts en 1923 par H.Ewald Hering. Il s'agit en fait du renflement que présente la carotide interne immédiatement après la bifurcation de la carotide primitive. C'est là que se trouvent les terminaisons sensibles non seulement à la pression sanguine (les barorécepteurs dont question plus haut), amis aussi - et c'est là justement l'apport d'Heymans - à la composition du sang, notamment à sa teneur en anhydride carbonique (ou dioxide de carbonne comme la nomenclature actuelle enjoint de dire) et en autres substances.
Ce sont les sinus carotidiens qui recueillent les informations permettant la régulation du pouls en fonction de la teneur du sang en CO2.
1974 Albert Claude, Christian de Duve Belgique
Il fut un précurseur visionnaire dans le domaine de la biologie moléculaire.
Ses travaux révélèrent pour la première fois la nature, la composition chimique et la fonction enzymatique du cytoplasme de la cellule normale.
En 1949, il accepte le poste de directeur de l'institut Jules Bordet. Cet institut est attaché à l'Université Libre de Bruxelles (ULB) et est spécialisé en cancérologie. Sous son impulsion, l'institut Jules Bordet devient une référence européenne de diagnostic et de traitement intégrés du cancer.
Professeur à l'ULB, il a quitté l'Institut en 1970.
Il partagea le Prix Nobel de médecine en 1974, avec Christian René de Duve et George Palade, pour leur découverte d'ultra-structures cellulaires.
Littérature:
C'est en août 1890 qu'il devient célèbre, du jour au lendemain, grâce à un retentissant article d'Octave Mirbeau sur La Princesse Maleine dans Le Figaro. En 1902, il écrit Monna Vanna que jouera l'actrice en vogue Georgette Leblanc, rencontrée en 1895 et qui sera sa compagne jusqu'en 1919 où il épouse la jeune Renée Dahon. Il obtient le prix Nobel de littérature en 1911. En 1937, lors d'un séjour au Portugal, il préface les discours politiques du président Salazar : Une révolution dans la paix. En 1940, il gagne les États-Unis pour la durée de la guerre. En 1949, il meurt à Nice.
Prix Nobel de la paix:
1909 Auguste Marie François Beernaert Belgique, membre de la Cour internationale d'arbitrage.
Auguste Beernaert est un homme politique catholique belge (flamand) né à Ostende en 1829. Fils d'un fonctionnaire de l'Etat, il poursuit des études secondaires classiques sous la houlette de sa mère. Diplômé ensuite de la Faculté de droit de Louvain, il visite alors plusieurs universités européennes (Paris, Berlin et Heidelberg) afin d'y comparer les différentes méthodes d'apprentissage du droit. Ses conclusions seront transférées au ministère de l'Intérieur et feront l'objet par la suite d'une publication. Il entame ensuite une brillante carrière d'avocat (il s'inscrit au barreau en 1853) et se spécialise en droit fiscal. C'est en 1873 que le parti catholique fait appel à lui pour prendre la direction du ministère des Travaux publics, des Chemins de fers et des transports.
Il devient chef du gouvernement belge entre 1884 et 1894 et il fait voter les premières « lois sociales » ; il joue un grand rôle dans l'acquisition et le développement de l'ancien Congo belge.
1913 Henri La Fontaine Belgique, président du Bureau international permanent de la Paix.
Inscrit à l'Université libre de Bruxelles en Droit, il réalise un stage chez Edmond Picard (1836-1924). Passionné par l'alpinisme, la littérature et la politique, il écrit plusieurs ouvrages sur ces sujets. Sa rencontre avec Paul Otlet (1868-1944) le conduit à participer à la publication en 1890 d'un Essai de bibliographie de la Paix et à soutenir le projet du Mundaneum. Il s'investit également à la publication de la Classification décimale universelle (CDU).
Il participe très tôt à la vie politique de la Belgique en étant sénateur de plusieurs province, et défend fermement ses opinions sur l'éducation, le droit des femmes, etc. Il contribue à la création du Bureau International de la Paix et le préside dès 1907.
Henri La Fontaine reçoit le prix Nobel de la Paix en 1913 et publie en 1916 The great solution : magnisissima charta. Dans cet ouvrage, il défend l'idée d'une organisation internationale du travail intellectuel.
Il meurt en Belgique le 14 mai 1943.
1958 Père Dominique Pire Belgique, dirigeant de l'Europe du c½ur au Service du Monde - une organisation d'aide aux réfugiées.
Son travail en faveur des réfugiés après la Seconde Guerre mondiale lui a valu le Prix Nobel de la Paix en 1958.
Pire devint religieux dominicain en 1932, lorsqu'il prononca ses v½ux et se fait appeler « Dominique Pire ». Après des études de théologie et de sciences politiques, il retourna au couvent de la Sarte à Huy, Belgique où il commença son engagement social avec les familles défavorisées de la région. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Pire servit comme aumônier de la résistance et participa activement dans l'exfiltration des pilotes alliés, par exemple. Il reçut de nombreuses médailles après la guerre.
En 1949, il commença à s'intéresser au problème des réfugiés de guerre et écrit un livre à leur propos, Du Rhin au Danube avec 60,000 D. P. Il fonda une organisation pour aider ces réfugiés qui se chargeait du parrainage de familles, et, après 1950, construisit une série de villages en Allemagne et en Autriche pour aider à se loger, refusant de mêler engagement social et foi personnelle, ce que sa hiérarchie n'a pas toujours accepté.
Après avoir reçu le Prix Nobel de la paix en 1958, son engagement en faveur de la paix se poursuivit avec la création de l'université de paix dont le but était de former les futurs leaders du monde à une plus grande compréhension mutuelles. Plus tard convaincu qu'il ne pourrait y avoir de paix sans éradiquer la pauvreté, il fonda Îles de paix, une ONG consacrée à l'appui des populations rurales dans les pays en voie de développement. De son vivant, des projets furent initiés au Bangladesh et en Inde.
Il est décédé de complications post-opératoires.
Plus de trente ans après sa mort, les quatre organisations qu'il a fondées sont encore actives.